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 Rencontre fraternelle (RP Solo/Terminé)

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Date d'inscription : 25/03/2015


MessageSujet: Rencontre fraternelle (RP Solo/Terminé)   Dim 29 Mar - 1:34

Rencontre fraternelle



HRP:
 

Le feu brûlait dans l'âtre de la cheminée, des bougies apportaient au bureau sobre une atmosphère mystérieuse et intrigante. L'entrée du bureau était situé au bout d'un large couloir ayant autrefois appartenu à un noble dépossédé de ses possessions par quelques sauvages révolutionnaires. Par chance (ou malchance), l'appartement du malheureux s'était retrouvé entre les mains de Napoléon Bonaparte. D'ailleurs, celui-ci marchait à une allure régulière, le bruit des dures semelles de ses bottes ébènes d'officier retentissaient et faisaient écho dans le couloir. C'est en progressant davantage que deux gardes de son régiment le rejoignit. Le lieutenant corse leur fit un signe de la tête, et ils suivirent sans broncher leur officier jusqu'à l'entrée du bureau. Ils fermèrent l'accès de chaque côté de la porte, l'arme à l'épaule tandis que Napoléon pénétra dans la pièce.

Une silhouette sortit alors de l'ombre, il s'agissait de son frère Joseph Bonaparte, destiné au départ à rejoindre l'Eglise, il s'était finalement tourné vers l'Ordre d'avocats appelé "Le Barreau". Posséder un avocat dans la famille était une bonne chose pour Napoléon, il aimait son frère et sa famille mais n'appréciait cependant pas avoir le rôle de "cadet", Bonaparte en général n'appréciait pas être en arrière-garde pour reprendre un terme militaire plus familier à son goût. Napoléon fit une accolade chaleureuse à son frère et lui annonça:


"Mon frère, cela fait fort longtemps. J'ai appris que tu avais rencontré une femme, une certaine Julie si je ne m'abuse ? "

"Il est vrai, mais je ne guère l'intention de l'épouser tant que la France s'avérera être aussi instable..."

Napoléon opina du chef et invita son frère à s'installer. Celui-ci poursuivit:

"Je n'attendais pas ton retour ce soir...j'ai été étonné de recevoir cette missive à une heure aussi tardive...J'ai pourtant lu dans les registres de présence que ton retour à la capitale n'était pas prévu avant une semaine..."

"Oh mais je ne suis pas là...du moins pas officiellement. Disons que je me devais de clarifier certaines choses avant de retourner servir les intérêts de l'armée française. Sache tout d'abord que tout ce que je divulguerais dans ce bureau, restera dans ce bureau. Je te fais confiance car tu es de mon sang... La Révolution est en marche, même la Corse suit l'exemple de la France, bien que je n'apprécie pas le chaos que pourrait provoquer la population, je ne peux ignorer cette occasion inespéré pour affaiblir l'autorité, quand bien même nous pourrions appelé cela de l'autorité, de Louis XVI . Il se cache dans son palais où même sa maudite autrichienne de femme ne cesse de gaspiller l'argent de la France. Nous ne pouvons pas laisser la situation empirée de cette façon..."

"Je te l'accorde, mais que pouvons-nous faire ?"

"J'aimerais que tu te rapproches des révolutionnaires, que tu t'informes sur ce Robespierre et surtout...que tu me fasses une liste précise de toutes les têtes pensantes de ce mouvement populaire. J'ai cru entendre qu'une nouvelle assemblée pourrait être créer...J'aimerais que tu en fasses partie. Moi pendant ce temps...j'agirais en fonction de notre situation...Si une émeute tourne en notre avantage...je dirais qu'ils sont trop nombreux et j'ordonnerais le replis de mes troupes...Si la révolte, par contre, ne joue pas en notre faveur: Je n'hésiterais pas à faire des sacrifices pour le bien de la France...Vois-tu comment cela fonctionne, mon très cher frère ? Ce que j'aime avec l'armée, c'est que tout est beaucoup plus simple...En politique, tuer une personne est une tragédie...dans l'armée en tuer une centaine n'est qu'une statistique..."

Napoléon se leva, fit quelques pas et se retourna plongeant son regard dans celui de son frère. Il fallait savoir choquer, surprendre. Il aimait voir ses interlocuteurs décontenancés, réduits au silence. De plus en plus souvent, mais peut être avait-t-il toujours pensé cela, il avait le sentiment qu'il était le seul à voir juste et loin...

"Bien...finit par répondre Joseph, mais ne crains-tu pas que me rapprocher de la Révolution signifierait également un risque pour ta réputation ou même pour la mienne ? Je n'ai pas de mérite militaire pour couvrir mes intérêts, Napoléon !"

Ah...les avocats, ils cherchaient toujours à en rajouter ne serait-ce que pour puiser le moindre avantage supplémentaire.

"Mon talent nous protégeras, de plus, tu n'es pas avocat pour rien...Je suppose que le Barreau pourrait te soutenir si jamais la situation tournerait mal pour notre famille. Bien que je doute que le Roi ne s'intéresse réellement aux Buonaparte alors que le pays est au bord de la crise...Utilisons ce chaos à notre avantage, Joseph, et ensemble, nous, la famille Bonaparte, nous construirons un monde où règne l'ordre républicain. Car, c'est ça la République que beaucoup espère ! L'harmonie des peuples, la sécurité et la fierté patriotique ! Ce n'est pas ce que certains anarchistes proclament en saccageant des églises ou en voulant indirectement condamner notre pays aux armées étrangères....Si la monarchie s'écroule, nous devrons être là pour créer de nouvelles fondations. Le peuple a besoin de repaire, des agneaux ne peuvent pas survivre sans berger face à des loups qui n'hésiteraient pas à faire de la France, un territoire à annexé ! "

Joseph hocha la tête et se leva à son tour s'approchant de son cadet, qui lui se tenait droit, imposant et pensif. Les bras croisés derrière le dos, il scrutait par la fenêtre le paysage nocturne qu'offrait la ville de Paris. Les frères Bonaparte observèrent la Bastille, un lieu redouté par tout les ennemis politiques de la Couronne. On disait que personne ne pouvait s'évader celle-ci...Un lieu qui s'illustrerait sans doute incontournable dans les jours, mois, années à venir...Napoléon en était persuadé.

Le lendemain, alors que le soleil s'était lentement levé, une nouvelle foule s'était formé dans les rues de Paris. On pouvait y entendre la Marseillaise, chant presque emblématique des révolutionnaires, mais aussi des insultes, des propos anti-royalistes...Les débordements ne mirent pas longtemps à arriver...des Bonnets Rouges brisèrent des vitres, saccagèrent des commerces...Cette anarchie sonnait le glas de la poudre et du sang...Napoléon s'avança, ses fusiliers alignés devant lui, un genou à terre. Le Corse leva la main hurlant à ses hommes de tirer. La foule recula, intimidée, et les Jacobins s'enfuirent à travers les quartiers pauvres de la capitale...Une répression simple...ils ne s'étaient pas montrés tenaces contrairement à l'accoutumée...Mais ce genre de petites "intervention" à la Bonaparte, se multiplièrent dans les jours qui suivirent...Pénurie de nourriture, représailles populaire, beuverie trop instable dans une taverne...tout les prétextes étaient bons pour les Anarchistes qui, désireux de semer le trouble, embrasaient la foule davantage...


*Il n'y a pas de paix sans autorité....Sachez-le* se dit alors le lieutenant Bonaparte....
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